mercredi 21 août 2013

Quartiers Shit

Tout n’est qu’une question d’enfermement, dans une cité, dans un réseau de stups, dans une addiction, dans le chômage, dans la misère ou dans sa condition. Et comme tous les enfermés, on rêve d’évasion, grâce à la drogue, l’alcool, la bouffe, la délinquance, l’achat compulsif, l’ambition.
Notre enquête en dix épisodes publiée dans La Marseillaise tous les lundi depuis le 22 juillet, cherche à comprendre comment les habitants des quartiers populaires semblent prisonniers d’un contrôle politique puissant bien que sans cesse improvisé. Des caïds nouveaux modèles de jeunes un peu perdus, coincés dans leur cité, des familles qui résistent autant qu’elles succombent aux tentations, la difficulté des relogements d’urgence, des relations police habitants tendues, voici les 10  premiers épisodes de la série.


L’enquête  de l'année dernière, French Deconnection est toujours au gout du jour.


4 commentaires:

  1. Je viens de prendre connaissance du 2e épisode (plafond de verre) qui me concerne depuis maintenant plus de 2 ans... Certes je n'ai jamais vécu dans une cité, je suis issu du "noyau villageois" Bellevue, entre la Belle de Mai et Félix Pyat. C'est à dire au coeur du quartier le plus pauvre de France parait-il... Bref; j'y ai grandi, mais grâce aux études, aux boulots j'ai pu en sortir, momentanément. Sauf que j'y reviens (depuis 2 semaines environ), car pas de boulot pour moi alors que l'offre existe. Certes j'ai 36 ans et 3 enfants en bas ages, mais la tentation est grande de prendre un "chemin plus court mais aussi plus périlleux", pour casser ce fameux plafond.
    J'ai un Bac+5, je suis agronome de formation, j'ai travaillé à l'étranger au sein de missions humanitaires, mais depuis ces 2 années chou blanc! Dire que j'avais repris les études, par un Master, pour évoluer: c'est réussi, j'ai régressé socialement, économiquement et plus! Comment ne pas vous donner raison sur le fond de votre article; les quelquefois où j'ai eu affaire au Pole Emploi, on me demande quelle est mon analyse sur le fait que je ne trouve pas d'emploi à ma mesure... Je suis diplomé, j'ai travaillé (certes je ne suis pas exempt de tout reproches quant à certains choix) mais je n'ai pas de réseau, de piston clairement établi. De ce fait, moi comme d'autres, nous sommes témoin de la "gentrification" de notre ville sans en être bénéficiaire; bien au contraire on essaie de nous met dans des réserves d'indiens, avec nos lois, nos jugements brutaux et pour seul horizon de réussite, toucher plus que le RSA par la voie légale ou non.
    Aujourd'hui, si ma situation, comme je le pressent, en reste là, quelle éducation vais-je pouvoir donner à mes enfants. L'école ascenseur social: c'est devenu un mythe, soit honnête, pourtant le crime paie... Voilà où nous ont mené, Plus de 20 années de politiques (droite comme gauche) politiciennes, où la réélection en est le principal objectif, lorsqu'on pousse des gens bien, voire DE bien, au plus grand dénuement, au désespoir que peut attendre... Qu'importe la bête, lorsqu'elle est acculée, elle jouera son va-tout pour s'en sortir quitte à répandre chaos et violence. Cela a déjà commencé et la fureur est grandissante.

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    1. J'ai beaucoup travaillé jusqu'en 2008 sur la butte Bellevue (3e arrondissement) avec une collègue du journal (à qui mon travail actuel doit d'ailleurs énormément). La rue du Jet d'eau a (ou au moins avait, je n'y suis plus retourné depuis au moins 3 ans) ses dealers, ses chouffs. La butte est enclavée comme dans une cité, la population est extrêmement pauvre, et c'est pire depuis la rénovation de la rue de la République qui a poussé des miséreux ici. Le fonctionnement est (était?) donc le même que dans une cité de shit.Le plafond de verre est donc là, je n'en doute pas.
      Et les plus anciens des habitants regrettent d’ailleurs le temps ou Gaitan Zampa gros bandit de la French connection, habitait là.
      Sous le dôme de verre, le passé se fait nostalgie. Toujours.

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  2. M. Pujol, votre lien vers des fichiers pdf ne fonctionne pas, ce qui est fort regrettable car vos articles sont passionnants et me permettent de mieux comprendre votre cité. Merci, en tout cas, pour votre travail: faire de l'info et non du bruit.

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    1. Testé sur plusieurs ordis et téléphones, ça marche.
      Je pense qu'il faut mettre à jour la plateforme Java de sa machine.

      Merci pour les compliments.

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